Performance et bien-être. Si si, c’est compatible !

Temps de lecture :
26/4/2018
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Avril 2018. La CCI Grand Lille invite Olivier Torrès, enseignant à Montpellier Business School, et fondateur du premier observatoire sur la santé des dirigeants de TPE/PME. On était là. On vous en fait profiter ! 

Avril 2018. La CCI Grand Lille invite Olivier Torrès, enseignant à Montpellier Business School, et fondateur du premier observatoire sur la santé des dirigeants de TPE/PME. Celui-ci était invité à répondre à la question : comment allier performance et bien-être ?

Le décor : 99,84% de TPE/PME… et moi, et moi, et moi

99,84% des entreprises en France sont des TPE/PME. Nous pesons pour 7M d’emplois salariés. Sans compter les 3M de Travailleurs non-salariés. Ce qui porte le chiffre à 10M d’emplois.

L’entrepreneuriat français est « PMiste » ! Et pourtant dans les manuels de management ou de gestion de l’entreprise, on parle très peu des PME. On ne parle qu’à travers le prisme des grands groupes. Conclusion qui peut faire grincer des dents : les dirigeants de PME et leurs équipes sont partout SAUF dans les livres, les écoles et dans la tête de nos élites. Autant dire, qu’il n’y a jamais eu d’étude sur le sujet de la santé des entrepreneurs en PME et dans l’artisanat.

La santé du dirigeant : un sujet crucial en PME/TPE

Le sujet de la santé en soi est important. Le sujet de la santé des dirigeants est important. Celui de la santé des dirigeants de TPE/PME est particulièrement important. Pourquoi ?

Quand Steeve Jobs est décédé, les actions Apple ont perdu moins de 1%. Ça n’a pas été une surprise, les marchés financiers avaient déjà anticipé sa mort. Quand Edouard Michelin meurt accidentellement, le cours des actions perd également moins de 1%. La disparition d’un dirigeant de Grand groupe impacte peu l’entreprise.

En revanche, la disparition d’un patron de TPE/PME peut entraîner un dépôt de bilan. Le même phénomène, anodin dans un grand groupe, est cataclysmique dans une PME.

Plus l’entreprise est petite, plus le capital santé du dirigeant est donc important.

Observatoire de la santé du dirigeant : quelques résultats

Les premières enquêtes de l’Observatoire sur la santé des dirigeants ont permis de mettre à jour deux grandes réalités, largement partagées chez les patrons de petites entreprises :

la question de la santé du dirigeant comment souvent par un déni. Ce qui revient très souvent dans les entretiens de dirigeants : « Je n’ai pas le temps / Je n’ai pas le droit d’être malade »

-  le dirigeant d’entreprise subit autant de facteurs pathogènes que salutogènes. Autrement dit, l’entrepreneuriat met notre santé à l’épreuve, mais il la stimule aussi !

Les facteurs pathogènes :

LE STRESS : c’est le 1er facteur auquel un dirigeant est confronté. Certains positivent le stress. Mais c’est une erreur. Le stress est pathogène. Et la durée d’exposition au stress est plus importante pour un dirigeant.

LA SOLITUDE : celle qui se joue face à la prise de décision, quand on a souvent le nez dans le guidon ou qu’on doit se séparer d’un collaborateur.

L’INCERTITUDE DU CARNET DE COMMAND

LA SURCHARGE DE TRAVAIL : alors qu’un Français salarié travaille 38,4h/semaine en moyenne, les dirigeants de petites entreprises 55h/semaine en moyenne. Les dirigeants de PME sont les plus gros travailleurs de France.

 

Santé dirigeants entreprise planning Olivier Torrès

Les patrons PME cumulent les facteurs pathogènes. Et pourtant ils ne tombent pas comme des mouches. C’est que l’entrepreneuriat comporte aussi des facteurs qui génèrent de la bonne santé :

LA MAITRISE DE SON DESTIN : quelqu’un qui vit avec la conviction de la maîtrise de son destin vit mieux qu’un fataliste.

L’ENDURANCE : je tombe, je me lève. Je retombe, je me relève… Le patron de TPE/PME est constamment dans la pédagogie du rebond. Léchec n’est qu’un moment qui appelle un rebond. Il n’est que le brouillon de la copie qui sera bonne demain.

L’OPTIMISME : l’entrepreneuriat est un gage d’optimisme, de confiance en l’avenir. Toutes les fonctions clés de l’entrepreneur (formateur, manager, investisseur…) sont naturellement orientés vers le futur, liées à une forme d’optimisme. Or, les optimistes vivent mieux et plus longtemps que les pessimistes.

Conclusion : entreprendre est bon pour la santé !

 

Merci Olivier Torrès pour cette belle intervention.

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Audrey Lefebvre

« Le temps n’attend pas. » Lénine

Révolutionnaire dans l’âme, j’adore dénicher les expérimentateurs, amateurs ou confirmés, qui font bouger le monde de l’entreprise. 

Mon microphone à la main, je vais à la rencontre des dirigeants de TPE/PME de France et de Navarre, et vous ramène des pépites 100% issues du terrain. Parce qu’à mes yeux, le conseil entre pairs est le meilleur qu’on puisse vous proposer !

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